La peur de la mort est une souffrance souvent silencieuse
Cette angoisse, souvent silencieuse, traverse notre société contemporaine de plein fouet.
Beaucoup de personnes consultent pour de l’anxiété, une fatigue émotionnelle ou une perte de sens, sans faire immédiatement le lien avec cette peur de la mort ou avec l’angoisse de la finitude.
Il ne s’agit pas toujours d’une peur consciente de mourir, mais d’une inquiétude plus diffuse et plus archaïque, celle de perdre, de disparaître, de ne plus être relié.
Dans une société qui ne prépare ni à mourir, ni à accompagner, ni à traverser un deuil, la peur de la mort reste souvent sans lieu symbolique.
Ce qui ne peut pas être pensé, nommé ou ritualisé cherche alors une autre voie d’expression, comme l’agitation mentale, l’hyper-contrôle, l’évitement émotionnel ou les tensions corporelles.

Comprendre la peur de la mort en psychologie
Dès les débuts de la psychanalyse, la mort occupe une place centrale dans la compréhension de la vie psychique.
Pour Sigmund Freud, celle-ci est traversée par une tension entre Eros, élan de vie et de lien, et Thanatos, mouvement de déliaison et retour à l’inorganique.
La pulsion de mort ne renvoie pas à un désir conscient de mourir, mais à une dynamique interne qui, lorsqu’elle est totalement évacuée du champ symbolique, peut se manifester sous forme d’angoisse chronique, de rigidité psychique ou de somatisations.
Autrement dit, la psyché a besoin de penser la finitude pour ne pas la subir indirectement. Lorsque la peur de la mort n’est pas élaborée, elle peut se transformer en anxiété diffuse ou en tension permanente.
Deuil et temporalité psychique
Les travaux d’Elisabeth Kübler-Ross ont permis de reconnaître le deuil comme un processus humain fondamental, nécessitant du temps, de l’écoute et une présence empathique.
Le deuil n’est ni linéaire ni standardisable. Lorsqu’il est minimisé, accéléré ou vécu dans la solitude, la douleur peut se figer.
Comprendre le processus de deuil devient alors essentiel pour apaiser la souffrance émotionnelle et permettre à la vie psychique de retrouver du mouvement. La peur de la mort est souvent liée à une expérience de perte non intégrée ou à une confrontation précoce à l’absence.
Le « Gisant » : quand un deuil ancien reste actif 
Le médecin et psychosomaticien Salomon Sellam a développé la notion de « Syndrome du Gisant ».
Il décrit comment un décès vécu comme injuste, brutal ou impossible à intégrer peut laisser une trace durable dans la psyché, parfois au-delà de la personne directement concernée.
Certaines souffrances diffuses, comme le sentiment de ne pas être pleinement vivant, des difficultés à prendre sa place ou une angoisse inexpliquée, peuvent être liées à un deuil non symbolisé, resté actif sous forme de mémoire affective.
Cette approche ne se veut ni systématique ni dogmatique, mais constitue une grille de lecture clinique précieuse pour éclairer certains parcours thérapeutiques.
Une ressource contemporaine pour apaiser la peur de la mort
Le psychiatre Christophe Fauré, dans Mourir n’est pas te perdre, rappelle que la relation à un proche ne s’interrompt pas brutalement avec la mort, elle se transforme.
Cette idée de continuité du lien, aujourd’hui reconnue en psychologie du deuil, peut soulager celles et ceux qui ressentent une angoisse intense face à la séparation.

Pour une personne qui éprouve des pensées envahissantes, un vide intérieur ou une peur persistante de la mort, cette approche offre un repère rassurant : comprendre que ce qui fait lien ne disparaît pas nécessairement avec le corps. Cela ouvre un espace de réflexion apaisant, sans imposer de croyance, mais en redonnant du sens là où il semblait ne plus y en avoir.

Pourquoi travailler la peur de la mort en thérapie ?
Travailler la peur de la mort en thérapie n’est ni morbide ni prématuré.
C’est souvent une manière de revenir au vivant, en redonnant une place à ce qui a été mis à distance.
Un accompagnement émotionnel du deuil, qu’il s’agisse de la perte d’un proche, d’un deuil symbolique ou d’une angoisse existentielle diffuse, permet de comprendre le processus de deuil, de traverser le deuil sans s’y enfermer, d’apaiser la souffrance émotionnelle et de retrouver un lien plus apaisé à la vie.
Une approche intégrative du deuil prend en compte le corps, les émotions, l’histoire personnelle et la dimension existentielle de l’être humain.
Cet accompagnement est proposé à Montélimar et à distance pour les personnes qui souhaitent travailler la peur de la mort dans un cadre thérapeutique sécurisé.
Un accompagnement émotionnel du deuil, qu’il s’agisse :
- de la perte d’un proche,
- d’un deuil symbolique,
- ou d’une angoisse existentielle diffuse,
permet de :
- comprendre le processus de deuil,
- traverser le deuil sans s’y enfermer,
- apaiser la souffrance émotionnelle,
- et retrouver un lien plus apaisé à la vie.
Une approche holistique du deuil prend en compte le corps, les émotions, l’histoire personnelle et la dimension existentielle de l’être humain.
👉 J’accompagne les personnes qui traversent une perte, une peur de la mort ou un deuil, à distance et à Montélimar, avec une approche intégrative.

Dans les cultures anciennes, la mort faisait partie intégrante de la vie.
Elle était pensée comme un passage, un seuil, une transformation.
Dans le prochain article, nous irons explorer l’une de ces sagesses oubliées :
👉 le Livre des morts égyptien, où mourir n’est jamais disparaître, mais apprendre à franchir un seuil.

🔗 Sources et références
- Sigmund Freud – Au-delà du principe de plaisir
https://www.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2006-1-page-7.htm - Carl Gustav Jung – Mort et processus d’individuation
https://www.cgjung.net/jung-and-death/ - Elisabeth Kübler-Ross – Deuil et accompagnement de fin de vie
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5022974/ - Christophe Fauré – Mourir n’est pas te perdre, Albin Michel
https://www.albin-michel.fr/mourir-nest-pas-te-perdre-9782226453714 - Salomon Sellam – Le Syndrome du Gisant, Éditions Bérangel
https://www.berangel.com/produit/le-syndrome-du-gisant-un-subtil-enfant-de-remplacement/


